La généalogie est une activité très complète car elle permet non seulement de parcourir l’histoire de France et d’autres pays à travers la vie de nos ancêtres, mais elle permet également de lire des centaines de documents manuscrits, dactylographiés ou imprimés.
Tout ceci n’est cependant que la face visible de l’iceberg.
Le vrai travail est ce travail de synthèse et d’écriture qui
permet de donner vie à ces informations et par effet de ricochet, à nos
ancêtres.
Il y a en réalité deux sortes d’écriture qui sont
complémentaires et, à mon sens, nécessaires :
- l’écriture de transcription
- l’écriture de synthèse
L’écriture de transcription
Lorsqu’on découvre un acte ancien et qu’on le photographie,
qu’on le scanne ou qu’on en garde une copie électronique il peut être
nécessaire de le transcrire.
Transcrire ne signifie pas traduire en français d’aujourd’hui
mais saisir le contenu de ce document dans un traitement de texte en ajoutant
éventuellement de la ponctuation et en corrigeant quelques mots en une
orthographe plus contemporaine.
L’idée en procédant de la sorte est de disposer d’un
document facilement lisible car, si après la lecture de dizaines d’actes écrits
par une même personne on finit par se familiariser avec son écriture, le fait
de changer régulièrement d’auteur peut rendre difficile la lecture d’un acte qu’on
a découvert il y a un an.
Personnellement, je garde systématiquement une copie
électronique des documents concernant mes ancêtres et je transcris tout aussi
systématiquement leur contenu. Cela me permet de disposer de la source ce qui
est toujours utile en cas de recherche poussée et d’avoir sous les yeux un
document facilement lisible et donc exploitable.
L’écriture de synthèse
La question se pose ensuite de savoir quoi faire de tous ces
documents. Pour donner quelques chiffres (qui n’ont pas grand sens mais qui
servent seulement à illustrer mon propos), si on considère 3 documents par
personne (actes de baptême ou de naissance, de mariage et de sépulture ou de
décès), si on a complété son arbre à la septième génération (la première étant soi-même),
cela fait pas moins de 381 documents.
Or ces documents peuvent être complétés d’informations qui
sont extraites d’autres documents ou issues de recherches effectuées sur place
ce qui conduit à un nombre important de données.
Tous ces documents n’ont par ailleurs un intérêt que s’ils
sont reliés entre eux de manière logique et historique. Ainsi, un acte de
mariage de deux personnes a un lien avec un acte de naissance de leur enfant.
Il est donc possible de les lier en racontant une histoire, soit
son histoire en remontant les générations soit, à l’image du film de Claude
Lelouch « les Uns et les Autres », plusieurs histoires a priori
distinctes qui finissent par se nouer entre elles.
Dans les deux cas, il semble naturel d’écrire cette
synthèse. Le style pourra être sobre ou au contraire très riche, mais dans tous
les cas les faits historiques qui y figurent devront être en lien avec ceux
figurant sur les sources dont on dispose !
Il existe une troisième façon d’écrire, mais qui fera l’objet
d’un autre billet, celle qui consiste à expliquer à celles et ceux qui veulent
se lancer dans cette aventure passionnante de la généalogie, comment faire et
quelles sont les astuces qui existent …
Et pour vous la généalogie s’écrit-elle ?
Bel article : les différents aspects du problème sont clairement posés et la conclusion par l'écriture est un encouragement pour les autres !
RépondreSupprimerMerci ;-)
SupprimerJ'ai aussi écrit cela pour me motiver moi-même à écrire ! J'aime écrire mais parfois le temps me manque ...
Je me retrouve tout à fait dans cet article, et j'ai hâte de voir la troisième "voie".. ;), merci.
RépondreSupprimer:-)
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